«Avec Jean-Paul Heraudeau nous avons une responsabilité commune » , déclare à l’APSC Olivier Falorni , maire de La Rochelle.
Comment voyez-vous évoluer les relations entre La Rochelle et l’île de Ré ?
Je les vois évoluer vers toujours plus de coopération et de complémentarité. La Rochelle et l’île de Ré ont des identités fortes, auxquelles nous sommes tous très attachés, mais nous partageons aussi un même espace de vie, une même façade maritime et de nombreux enjeux communs. Nous avons tout intérêt à travailler ensemble sur les mobilités, l’environnement, le tourisme, l’économie maritime, la culture ou encore l’adaptation au changement climatique. La coopération n’enlève rien à l’identité de chacun, bien au contraire : elle permet de mieux la valoriser. Je souhaite donc une relation fondée sur le dialogue, le respect mutuel et des projets concrets. La Rochelle et l’île de Ré sont plus fortes lorsqu’elles avancent ensemble.
Lors de votre mandat de député vous avez souvent mis en avant l’île de Ré. Aujourd’hui beaucoup de Rochelais aimeraient une plus grande accessibilité à l’île. Comment prenez-vous ce dossier ?
Je comprends parfaitement cette attente. L’île de Ré est un territoire très attractif, mais cette attractivité ne doit pas se traduire par des difficultés supplémentaires pour ceux qui y vivent, y travaillent ou souhaitent simplement s’y rendre.
La question des mobilités doit être abordée de manière globale. Il faut évidemment améliorer les possibilités de déplacement, mais aussi développer les alternatives à la voiture individuelle : transports collectifs, vélo, mobilités partagées et solutions permettant de mieux répartir les flux. C’est un dossier qui ne peut pas être traité commune par commune. Il doit faire l’objet d’un dialogue étroit entre La Rochelle, la Communauté de communes de l’île de Ré, le Département, la Région et l’ensemble des acteurs concernés.
Mon objectif est simple : permettre aux Rochelais d’accéder plus facilement à l’île de Ré, tout en préservant la qualité de vie et l’environnement des Rétais. C’est précisément parce que je connais et apprécie ce territoire que je veux défendre une approche équilibrée et durable.
Quel bilan touristique tirez-vous pour la ville de La Rochelle ?
Je tire un bilan très positif de l’attractivité touristique de La Rochelle. Notre ville dispose d’atouts exceptionnels : son patrimoine, son Vieux-Port, son ouverture sur l’océan, son identité maritime, ses équipements culturels et son art de vivre. Mais je considère que le véritable enjeu n’est pas simplement d’attirer toujours davantage de visiteurs. Il est de construire un tourisme de qualité, équilibré dans le temps et dans l’espace, qui bénéficie à notre économie locale tout en respectant la vie quotidienne des habitants. Nous devons notamment continuer à développer le tourisme hors saison, le tourisme culturel, le tourisme d’affaires, les mobilités douces et l’ensemble des activités liées à notre identité maritime. La Rochelle a aujourd’hui une image forte et reconnue. Notre responsabilité est de la conforter tout en restant fidèles à ce qui fait notre singularité : une ville à taille humaine, vivante, accueillante et profondément tournée vers l’océan.
Vous avez souvent été présent pour les AG ou les réunions de l’APSC. Quelles valeurs accordez-vous au monde associatif ?
Le monde associatif est absolument essentiel. Un territoire ne se résume pas à ses équipements ou à ses politiques publiques : elle vit aussi grâce à l’engagement quotidien de milliers de bénévoles. Les associations créent du lien, permettent aux habitants de se rencontrer, font vivre la culture, le sport, la solidarité, l’éducation populaire et de nombreuses initiatives citoyennes. Elles sont souvent au plus près des réalités du terrain et constituent, à ce titre, des partenaires précieux pour une collectivité.
Ma présence aux assemblées générales et aux réunions associatives traduit justement cette volonté d’écoute et de proximité. Je crois beaucoup au dialogue entre les élus et le monde associatif. Nous pouvons avoir des points de vue différents, mais l’essentiel est de pouvoir échanger et construire ensemble. Un territoire qui encourage l’engagement associatif est une ville qui renforce sa cohésion et sa capacité à préparer l’avenir.
Quelles sont vos relations avec le nouveau président de la CDC Île de Ré, Jean-Paul Héraudeau ?
J’ai avec Jean-Paul Héraudeau une relation de confiance, de respect et de dialogue. Nous pouvons avoir des approches différentes, mais nous avons surtout une responsabilité commune : faire avancer nos territoires et répondre concrètement aux attentes de leurs habitants.
Je suis naturellement attaché à la qualité des relations entre La Rochelle et l’île de Ré. Avec un nouveau président de la Communauté de communes, c’est une nouvelle étape qui s’ouvre, et je veux la placer sous le signe de la coopération. Nous aurons nécessairement des sujets sur lesquels nous devrons travailler ensemble : les mobilités, le tourisme, l’environnement, le littoral, l’économie maritime ou encore les enjeux liés au changement climatique.
Je suis quelqu’un qui privilégie le dialogue direct et la recherche de solutions. Je souhaite donc que nous puissions poursuivre avec Jean-Paul Héraudeau une relation constructive et efficace, dans l’intérêt de nos deux territoires. Au fond, ce qui nous rassemble est plus important que ce qui pourrait nous distinguer : nous avons tous deux à cœur de défendre l’attractivité, la qualité de vie et l’avenir de nos territoires.
Propos recueillis par ERE
